Regard sur les Pyrénées
Séparant la France de l’Espagne, cette chaîne forme une imposante barrière qui s’étend de façon continue entre Méditerranée et Atlantique sur quelque 430 km. Le sommet le plus élevé côté français est le Pic de Vignemale (3298m). Les Pyrénées, second massif en importance et en altitude après les Alpes, présentent une variété de paysages, une faune et une flore exceptionnelle. Du Pays Basque à la Cerdagne, c’est tout un chapelet de stations et de vallées à découvrir. Pour les sportifs, c’est d’abord La Mongie, Font Romeu, Cauterets ou Saint-Lary, qui proposent de l’action été comme hiver. Pour les amoureux de la nature, un détour s’impose pour découvrir le Cirque de Gavarnie et la Grande Cascade, tous deux situés dans le Parc National des Pyrénées. Le cirque d’origine glaciaire impressionne toujours par sa taille colossale...
Parc National des Pyrénées
Le Parc national des Pyrénées est le troisième parc national français, créé par le décret du 23 mars 1967 modifié par le décret du 15 avril 2009. Il existe aujourd’hui 10 parcs nationaux en France métropolitaine et en outre mer. Le Parc national des Pyrénées s’étire sur 100 kilomètres, sur 2 départements (Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées) et 2 régions (Aquitaine et Midi-Pyrénées), du Gave d’Aspe.
• Terres protégées : Fruit de débats passionnés qui présidèrent à sa création, son périmètre répond à des logiques mêlant écologie et politique, ce qui explique sa faible largeur (de 0,8 à 10 kilomètres) et son implantation en altitude. Côté espagnol lui répondent les 15 608 hectares du Parc national d’Ordesa Mont Perdu (créé en 1918) et 100 000 hectares de réserves nationales de chasse. Cet espace préservé est complété par deux réserves naturelles dont la gestion est confiée au parc national, bien que situées hors du cœur du parc national.
• Répartie sur 6 vallées : Une aire d’adhésion de 2 064 km2 répartie sur 6 vallées, Aspe, Ossau, Azun, Cauterets, Luz, et Aure. Environ 40 000 habitants vivent dans l’aire d’adhésion. Le parc national y met en œuvre une politique contractuelle de valorisation du patrimoine. Ce territoire est composé de 86 communes (30 en Béarn et 56 en Bigorre) au développement économique diversifié (agriculture, forêts, pastoralisme, thermalisme, tourisme d’été et d’hiver, industrie, services et tertiaire). Ces vallées renferment d’exceptionnelles richesses naturelles.
Lieux Remarquables
Carrefour d’influences climatiques entre Atlantique et Méditerranée, il abrite une flore variée, particulièrement riche en endémiques et en espèces emblématiques comme la Ramonde des Pyrénées, le Lys des Pyrénées et la Saxifrage à longues feuilles. L’homme y a largement façonné les paysages actuels, défrichant et écobuant au profit des pâturages qui occupent la moitié de sa superficie ; la forêt de hêtres, sapins et pins à crochets représentant 10 % de son territoire. Le parc national est habité par une faune riche et spécifique intéressante : populations d’isards, colonies de marmottes réimplantées avec succès, rapaces tels le gypaète barbu, le vautour fauve, le percnoptère.
• Vallée d’Ossau : La vallée d’Ossau est la vallée béarnaise la plus orientale des Pyrénées-Atlantiques encadrée à l’ouest par la vallée d’Aspe et à l’ouest par la vallée d’Arrens. Elle s’étale sur 50 kilomètres jusqu’au col du Portalet. Elle est divisée en deux cantons : celui d’Arudy en basse vallée et celui de Laruns en haute vallée. Elle débute à quelques 20 kilomètres de Pau et s’enfonce perpendiculairement dans la chaîne pyrénéenne jusqu’à la frontière espagnole. Au sud, l’imposant pic du Midi d’Ossau (2 884 mètres), antique volcan, s’impose dans le paysage.
• Val d'Azun : Bordé à l’ouest par la vallée d’Ossau, à l’est par la vallée de Cauterets et au sud par l’Espagne, le val d’Azun est la vallée la plus occidentale des Hautes-Pyrénées. Du nord au sud, elle s’étale sur 24 kilomètres et de l’ouest à l’est sur 15 kilomètres. Le village d’Arras-en-Lavedan marque l’entrée dans ce val d’eau et de lumière ; Azun : en patois signifie « lumière ». A partir d’Aucun, on découvre les hautes vallées d’Arrens-Marsous et d’Estaing ; deux des trois vallées du val d’Azun auxquelles il faut ajouter,, la vallée de l’Ouzom et de Ferrières.
Patrimoine
Une mosaïques de roches cristallines et sédimentaires, malmenées par l’érosion et la glaciation a fait naître les fabuleux paysages du Parc national des Pyrénées : calcaires des grands cirques de Gavarnie, Troumouse, Estaubé, du massif du Vignemale, ou granite du Balaïtous pour sa partie centrale, formations volcaniques du pic du Midi d’Ossau à l’ouest. L’eau est partout présente et l’on y compte 218 lacs d’altitude et d’innombrables laquettes alimentant gaves, nestes ou torrents. Carrefour d’influences climatiques entre Atlantique et Méditerranée...
• La préservation de la faune : Le parc national assure la qualité et la diversité des milieux dont la faune a besoin et limite les risques de mortalité liés à l’homme (collisions, électrocutions, intoxications, …). Ponctuellement, lorsque des espèces sont en danger de disparition, des mesures de nourrissage, réintroduction, lâché d’individus, protection des sites peuvent être mises en œuvre. Pour préserver ces milieux naturels et cette faune sauvage, le travail des gardes-moniteurs du parc national est fondamental. Leur présence permanente sur le terrain.
• La vie des plantes en altitude : Certaines plantes sont présentes à différents étages du paysage du Parc national des Pyrénées mais sous des formes différentes. Le genévrier qui se dresse bien droit au fond des vallées, est aplati contre le sol à l'étage subalpin. Ses feuilles sont plus courtes et plus épaisses. Les plantes résistent aux conditions climatiques par des adaptations physiques et physiologiques : réduction de la taille de la tige, pilosité des feuilles pour conserver l'eau trop rare, étalement au ras du sol pour profiter de meilleures températures...